Entrée lombiro
Partie du discours nom
Définition malgache  [Sakalava] Vahy misy poizina mahery. [Rajemisa 1985]
Définition anglaise a poisonous vine, used also for medicine and for illegally spiking liquor [Hallanger 1973]
Définition française  [Tankarana] nom d'une espèce d'arbuste à latex. [David 1952 (takila L)]
 liane vénéneuse parfois usitée en infusion dans les liqueurs [Hallanger 1974]
Définition française (de mby : suffisant pour, et ro : action de faire bouillir ou de provoquer de fermentation ; allusion à l'emploi des écorces qu'on ajoute aux boissons fermentées). Dialyceras parvifolium Capuron (Sphaerosepalaceae). Les écorces réputées stimulantes sont ajoutées aux jus sucrés. On pense généralement que c'est elles qui provoquent la fermentation. [Boiteau 1997]
Vocabulaire 
Nom scientifique Dialyceras parvifolium
Autres orthographes 

Entrée lombiro
Partie du discours nom
Définition française  [Sakalava, Tankarana] (même étymologie mais le « bouillon » qu'il s'agit de préparer dans ce cas est plutôt un « bouillon de onze heures »). Nom donné à deux espèces très voisines, l'une et l'autre fortement toxique dans toutes leurs parties : Cryptostegia grandiflora R.Br.et Cryptostegia madagascariensis Bojer ex Decne (Apocynaceae). Toxicité due à des osides cardioctifs : Cryptostegioside et Cryptograndoside voir :
-- Perrot et Raymon-Hamet, Bull. Acad. Méd. , Paris n° 2 (1932), p. 1475-1479 . Travaux Laboratoire Matière Médicale, Paris, 23 (1932)
-- Balansard (J.) : Le cryptostegia de Madagascar, Thèse de Docteur en Pharmacie, Marseille, 1933 .
-- Aebi (A.) et Reichstein (T.) Helv. Chim. Acta 33-34 (1950) . 1013-1034.
La confusion des noms entre ces lombiro a été l'origine de nombreuses intoxications. Les écorces des cryptostegia étaient employées comme ody mahery ou ody mosa-vin'olona, c'est-à-dire pour les homicides volontaires ou accidentels. Le latex ajouté à du lait était souvent aussi un poison utilisé à des fins criminelles. Signalé au 19e Siècle par Samat n° 69 d'après le fichier A. Grandidier. Le même latex, en application sur les ulcères, les plaies rebelles et les lésions dues à la gale, est par contre, un excellent cicatrisant. Les fibres de l'écorce, très belles, étaient utilisées à la confection de lignes pour la pêche. Elles ont aussi d'excellentes propriétés comme textile. Enfin, les aigrettes des graines étaient employées pour battre le briquet, comme succédané de l'amadou : elles sont d'un blanc extrêmement brillant. On m'a souvent demandé comment il était possible sur le terrain de reconnaître les Asclepiadaceae des Apocynaceae en saison sèche quand elles n'ont que des fruits. L'aigrette des Apocynaceae (Échitoïdées) est généralement colorée : du crème au brun. Lorsqu'elle est blanche, il s'agit d'un blanc mat, jamais du blanc brillant des Asclepiadaceae. Cette différence semble tenir à la nature même des celluloses qui constituent les soies dans l'une et l'autre famille et mériterait une étude chimique comparée. Actuellement, suivant la classification phylogénétique (APG), ces deux familles ont été fusionnées. Les cryptostegia ont été introduits dans de nombreux pays (U.S.A., Cuba, Antilles, Australie, Nouvelle-Calédonie, etc.) soit comme espèces décoratives (leurs fleurs roses sont très belles), soit pour la production du caoutchouc, bien que leur rendement soit médiocre. On a même effectué des hybridations suivies de sélection de formes à teneur en caoutchouc plus élevée aux U.S.A. durant la guerre 1939-45. [Boiteau 1997]
Vocabulaire 
Nom scientifique Cryptostegia grandiflora, Cryptostegia madagascariensis

2018/11/22