Entrée loviantsahonantanety (lovia, sahona, tanety)
Partie du discours nom
Définition française  [Merina] (de loviantsahona et an-tanety, c'est-à-dire qui pousse sur la terre ferme et non le pied dans l'eau comme les précédentes, observation très pertinente). Centella asiatica (L.) Urb. (Apiaceae) et surtout sa forme abbreviata ined. qui paraît propre aux hauts-plateaux de Madagascar. Le jus exprimé de cette plante était traditionnellement administré par la bouche et employé en lotions externes pour provoquer la cicatrisation des ulcères de la lèpre et des gommes syphilitiques. Il entrait même dans la composition de l'odi-farasisan-kibo ou remède pour prévenir l'avortement chez la femme syphilitique. Étudiée à Tananarive depuis 1935 par Boiteau, cette plante a fourni des triterpènes : asiaticoside, acide asiatique, acide madécassique, qui sont aujourd'hui couramment employés comme cicatrisants majeurs. Ils facilitent la formation du tissu de granulation dans toutes les sortes de plaies torpides. Ils agissent aussi dans les maladies du collagène permettent de réduire les cheloïdes et autres manifestations sclérodermiques. Leur injection préventive, en stimulant le tonus cutané, permet de prévenir les radiodermites et radioépithélites lors des traitements de rayons. Ils agissent aussi par voie parentérale dans la réparation des traumatismes de la cornée, des kératines et autres affections de la chambre antérieure de l'oeil. Enfin, ils semblent agir favorablement sur la réédification des tissus mésenchymateux profonds et notamment des cellules hépatiques. Méconnus dans la thérapeutique européenne classique jusqu'à une époque récente, les cicatrisants majeurs sont un exemple typique de ce que peut apporter l'ethno-pharmacologie et l'étude des pharmacopées empiriques. Ils ont non seulement apporté une précieuse contribution à la thérapeutique, mais leur utilisation en clinique a amené toute une série d'observations qui ont utilement contribué à la connaissance des états pathologiques cutanés et de la physiologie du système réticulo-endothélial. Sur l'historique des travaux concernant cette plante, on trouvera une bibliographie détaillée dans : P. Boiteau, B. Pasich et A. Rakoto Ratsimamanga : Les triterpénoïdes en physiologie végétale et animale, Paris (Gauthier-Villars ed.) 1964, p. 240-242 . 841-842 et 1215-1269. Voir aussi raivolesoka, talapetraka , viliantsahonantanety. [Boiteau 1997]
Vocabulaire 
Nom scientifique Centella asiatica

2017/12/17