Entrée Carnet de campagne du Lt-Colonel Lentonnet
Partie du discours nom propre (titre de livre ou pièce)
Auteur Lentonnet (Lieutenant-Colonel), 1897
Éditions 1897. Plon. Largeur: 12cm. Hauteur: 16,5cm. Pages: 249.
Extraits 
page 31
1895/05/02
Il fait encore nuit noire lorsque nous marchons sur Marovoay; avec quelle impatience ! Enfin, nous allons donc combattre et rencontrer l'ennemi. Réveil à trois heures et demie, départ à quatre heures et demie.
page 35
1895/05/03
Les curieux sont assez nombreux au bord du fleuve, où ils assistent au débarquement des boutres et aux ébats des caïmans, dont quelques-uns dépassent deux mètres de longueur.
page 38
1895/05/08
Le premier chef de cette police française est un simple soldat de la légion étrangère, nommé Fouloneau, qui parle malgache et a habité cinq ans à Tananarive. À Marovoay, le général Metzinger décrète la formation d'une police.
page 46
1895/05/19
Nous parcourons environ neuf kilomètres et nous établissons notre camp à peu de distance de la Betsiboka... Sur la berge du fleuve dorment de grands et nombreux caïmans.
page 47
1895/05/20
À peu de distance de moi, étendus comme de paresseux lézards, dormaient de gros caïmans. Ils n'ont pas l'air agressif. Le bruit que j'ai fait en m'installant a troublé leur quiétude. Ils se levèrent sur les pattes de devant, explorèrent le terrain, puis reprirent leur place.
page 51
1895/05/25
À six heures, nous recevons l'ordre de nous tenir prêts le lendemain à franchir le Kamoro, affluent de la Betsiboka et proche du confluent de ce fleuve et de l'Ikopa.
page 59
1895/06/04
Les fièvres s'aggravent. Aujourd'hui est mort le soldat Mohamed ben Abekri, à la suite d'un accès pernicieux. Pauvre grand diable, il a bien souffert pendant deux jours. De ma tente entr'ouverte, j'apercevais ce malheureux se contorsionner à l'ambulance toute proche.
page 67
1895/06/12
La petite mouche appelée moukafoui est particulièrement féroce. Elle est tenace entre toutes, pénètre partout et se laisse tuer sur la position conquise.
page 124
1895/07/09
Cinquante lieues de France, à peine, nous séparent de Tananarive. Ving-cinq environ traversent encore une zone montagneuse et à peu près déserte; le reste est en Émyrne, province très cultivée, très peuplée, où sont concentrées presque toutes les ressources de l'île.
page 139
1895/09/22
Etape de 18 kilomètres; le bataillon arrive, très fatigué, à une heure, près d'Ankazobe et établit son camp.
page 140
1895/09/25
Nous partons à six heures trente derrière la 2e brigade. Nous campons à une heure à 20 kilomètres, près de Babay. L'espace est tellement restreint que nous sommes mêles aux animaux du convoi. Pays très accidenté, couvert de villages.
page 144
1895/09/29
La 5ème compagnie, sous les ordres du capitaine Pradal, survient à son tour et prend position à droite de la 8ème; le lieutenant Bordeaux, à l'extrême droite, va balayer les bords de la Mamba, occupés par les Hovas.
page 201
1896/05/21
Je passe le Mangoro en pirogue pour 30 centimes. Ce fleuve a cent mètres de large et quatre à cinq mètres de profondeur. On y voit des caïmans.
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Texte 

Mis à jour le 2020/04/07