Entrée Voyage à Madagascar
Partie du discours nom propre (titre de livre ou pièce)
Sous-titre Avril-septembre 1857
Auteur Pfeiffer Ida, 1857
Éditions 1981. Karthala. Largeur: 13cm. Hauteur: 20cm. Pages: xxvi, 230. Traduit de l'allemand par W. de Suckau.
Vocabulaire 
Extraits 
page 111
1857/05/27
Au premier plan s'étendait du nord au sud une ligne onduleuse de collines que nous dominions de notre point élevé, et par derrière on apercevait le superbe plateau d'Ankay, dont la largeur est au moins de quinze milles, tandis que la longueur du nord au sud est beaucoup plus considérable. Au fond et à l'est deux basses chaînes de montagnes fermaient l'horizon.
page 111
1857/05/28
Nous gravîmes le plateau d'Ankay, où nous trouvâmes d'assez bonnes routes. Aussi notre voyage se fit-il très-rapidement; mais nous perdîmes beaucoup de temps à passer la rivière Mangor. Il n'y avait pour le passage que quelques troncs d'arbres creux, dont chacun pouvait à peine contenir trois ou quatre personnes. Il fallut donc plusieurs heures pour faire passer notre nombreuse suite et tous nos bagages. Les rivières que j'ai vues jusqu'ici à Madagascar, y compris le Mangor, sont parfois très-larges mais n'ont pas de profondeur... Les eaux sont très-peuplées, mais malheureusement moins de poissons que de caïmans.
page 112
1857/05/29
Après avoir traversé cette chaîne de montagnes, nous pénétrâmes dans l'intérieur du pays d'Émir, dont est originaire la race des Hovas et au milieu duquel est située la capitale de toute l'île.

Le territoire d'Émir consiste en un magnifique grand plateau qui s'élève à plus de 1 300 mètres au-dessus du niveau de la mer. On y découvre une grande quantité de collines isolées. Les forêts disparaissent, et l'on commence, plus on approche de la capitale, à voir quelque culture, c'est-à-dire des champs de riz. Là où le riz n'est pas cultivé, le sol est couvert de cette herbe, courte et d'un goût amer, dont j'ai beaucoup vu à Sumatra et qui malheureusement n'est d'aucune utilité, puisque le bétail ne veut pas en manger.

Le territoire d'Émir ne semble pas non plus être très peuplé, et même près des rizières j'ai souvent cherché inutilement des villages qui pouvaient être cachés derrière les collines.

page 118
1857/05/30
Il y a environ quarante ans, tout le plateau d'Émir était encore couvert de bois; mais aujourd'hui, dans un rayon de près de trente milles anglais, il est tellement dépouillé d'arbres qu'il n'y a que les riches qui se servent de bois comme combustible. Les pauvres ont recours à une espèce d'herbe de savane, dont les collines et les plaines sont abondamment couvertes, et qui produit une flamme très vive, mais naturellement de peu de durée.
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Texte 

Entrée Voyage à Madagascar
Partie du discours nom propre (titre de livre ou pièce)
Auteur Catat Louis, 1890
Éditions 2007/06. Largeur: 22cm. Hauteur: 30cm. Pages: 410. Bibliothèque Malgache Électronique.
Extraits 
page 12
1890
Pour porter le filanjana, quatre hommes, placés deux en avant et deux en arrière, prennent un brancard chacun sur la même épaule et marchent d'un pas cadencé ; celui de chaque rang qui a la tête engagée dans l'intérieur des brancards tient fortement le poignet de son compagnon en lui passant le bras sous le coude ; les borizano se soutiennent ainsi mutuellement et se prêtent un point d'appui réciproque. La vitesse moyenne des porteurs de filanjana est, en terrain peu accidenté, de 5 à 6 kilomètres à l'heure ; elle peut augmenter dans de notables proportions, surtout pour les petits trajets, où les borizano courent dès qu'ils en trouvent l'occasion, et souvent avec une vitesse telle que le voyageur n'est pas sans éprouver quelques appréhensions en songeant aux conséquences possibles d'un faux pas malencontreux. À de fréquents intervalles, et sur un signal convenu, les porteurs changent d'épaule en faisant passer les brancards au-dessus de leur tête ; le mouvement est exécuté sans arrêt. Dans les grands trajets, lorsque des hommes de rechange sont nécessaires, les borizano inoccupés trottinent devant le fitakonana, et après avoir parcouru une petite distance s'arrêtent pour saisir au passage les brancards lancés avec violence par les camarades qu'ils viennent remplacer. Cette manoeuvre, qui se fait sans diminuer la vitesse et sans changer l'allure, occasionne au voyageur de violentes secousses, lorsque les porteurs se laissent entraîner dans une course folle, ou qu'un maladroit ne saisit pas le brancard qui lui est lancé. Le filanjana est un siège peu confortable ; néanmoins ce mode de locomotion semble, dans le principe, commode, sinon très agréable, et avec un peu d'habitude on admet très vite cette façon de voyager.
page 35
1889
Un silence presque absolu règne dans la forêt. Nous n'entendons qu'une fois les hurlements mélancoliques des babakoto et nous ne voyons que rarement des perroquets noirs et des pigeons verts
page 61
1889
Ce rova occupe le sommet d'un mamelon élevé. De nombreuses maisons en bois y sont construites sur un terrain circulaire et rappellent à peu près, mais dans de plus vastes proportions, celles qui couvrent, à Tananarive, l'îlot du lac Anosy. La position du rova est bien choisie : adossé à la forêt, il domine au loin vers l'est les espaces nus de l'Imerina ; à ses pieds, l'Onivé, au cours ralenti jusqu'alors, précipite ses eaux, qui s'engouffrent dans les passes étroites des rochers et disparaissent dans des tourbillons d'écume.
page 92
1889
Le fleuve a plus d'un kilomètre de largeur ; dans son lit, peu profond, s'étendent de longs bancs de sable que le courant déplace. Sans trop de risques d'échouement, on peut pourtant remonter le Mangoro en pirogue, ainsi que je l'ai fait, jusqu'à 15 ou 16 kilomètres de la mer, en aval de l'île de Nosindrava.... À partir de ce point, la navigation devient très difficile : des rochers et de nombreux îlots mettant obstacle aux eaux produisent des rapides, des tourbillons et de petites chutes. C'est ce qu'on nomme les cascades du Mangoro.
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Mis à jour le 2020/04/20