Entrée Journal du Voyage fait sur la Côte Ouest de Madagascar
Partie du discours nom propre (titre de livre ou pièce)
Sous-titre 1891-1892
Auteur Douliot Henri, 1892
Éditions 2007. Bibliothèque Malgache Électronique.
Extraits 
page 4
1892
Dans le sable du bord de la mer végètent abondamment les satra ou palmiers du genre Ilyphæne ; un peu plus loin, quand le sable est mélangé d'argile, les palétuviers ou afiafy abondent
page 8
1892
À droite et à gauche de la porte, sur les montants, deux araignées superbes (marotanana), de 10 centimètres d'envergure, se tiennent immobiles comme des hallebardières.
page 9
1892
nous arrivons ensuite au bord d'une rivière large d'une trentaine de mètres, l'Anakabatomena (litt. : petites pierres rouges), qui est la branche sud du delta du Morondava
page 13
1891
Vers midi, nous sommes en pleine forêt de baobabs qui se dressent autour de nous par centaines, les uns au tronc renflé comme une tonne d'Heidelberg, les reniala, les autres aussi élevés, mais grêles, semblables à des colonnes hautes de 40 mètres, les fony, qui ne sont ni moins nombreux, ni moins beaux.
page 15
1892
Au nord d'Horompony, il y a un vaste étang plein de joncs et de roseaux où se cachent les crocodiles et sur les bords duquel les femmes préparent la farine de tavolo. Les tubercules de cette plante sont gros comme des pommes de terre ; la peau est mince et l'intérieur est très farineux ; ils contiennent un principe amer et vénéneux. Des femmes sont occupées à les râper dans une auge en bois pour mettre en liberté l'amidon ; il s'opère là une sorte de rouissage, car j'ai reconnu l'odeur caractéristique de l'amylobacter. La farine ainsi obtenue est lavée à grande eau dans de vastes nattes que soutient un cadre en bois, puis séchée au soleil ; elle ne se compose plus alors que d'amidon et fournit un excellent aliment.
page 15
1892
On trouve à Horompony deux espèces de soie, mais les habitants n'ont pas pu m'en montrer en place. Les cocons de ces deux bombyx, le mondré et le kohoké, ne ressemblent pas à ceux du bombyx du mûrier, et il faudrait une sélection longue et savante pour qu'il puissent rivaliser avec lui ; ceux du mondré sont isolés les uns des autres et sont directement fixés par l'une de leurs faces à l'écorce des arbres, présentant tous un orifice au point où le contact a lieu ; ceux du kohoké sont en colonies, et une vingtaine et plus sont enveloppés dans un tissu commun auquel toutes les chenilles ont concouru avant de s'enfermer séparément dans leur case de soie. Ces deux espèces de soie ne font et ne peuvent faire l'objet d'aucune culture ; les habitants recueillent les cocons sur les arbres, les font bouillir pour décoller les fils et les étirent, ou plutôt les cardent, car on ne peut les dévider. Le fil qu'on obtient est grossier, mais solide ; il sert, avec le coton, à fabriquer des lambas inusables, qui sont bien supérieurs à toutes les étoffes que nous importons, mais bien plus coûteux.
page 17
1891
La forêt est toujours pleine de fony et de reniala ; j'en mesure un dont le tronc a 6 brasses de circonférence, plus de 10 mètres.
page 57
1891
À Soa-Lengo, je vois pour la première fois la troisième espèce de baobab, découverte, comme les deux autres, par M. Grandidier, le za (Adansonia za), qui est plus petit que le fony (Adansonia madagascariensis) et surtout que le reniala (Adansonia Grandidieri), mais qui est beaucoup plus élégant ; son tronc diminue régulièrement de la base au sommet, et sa cime touffue s'élève en cône, au lieu de s'étaler horizontalement. En cette saison, il est, comme les deux autres, encore dépourvu de feuilles.
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Mis à jour le 2020/07/31